s'équiper

Décider en conscience.

choisir votre eskate.

C’est choisir votre équipement avant la planche elle-même !

1. Casque (avec mentionnière)
2. Dorsale 
3. Lumières
4. Assurance

5. Sécurité (notamment freinage)
6. Durée de vie & écologie
7. Confort
8. Prix

à éviter.

3 points sur lesquels ne pas transiger. 

Pas de
"e"skate sans "i"casque

Le casque INTEGRAL (avec mentonnière) est la ceinture de sécurité du rider. Il y a 0 négociation sur ce plan. 

Se déplacer à 25km/h sans protéger la seule chose dans votre corps qui ne peut pas se « réparer » est suicidaire. Une dizaine de mort par an seulement en France pour des EDPM, mais que de blessés graves, de handicaps … 

La question n’est  pas de savoir si vous allez tomber et vous faire mal, mais quand et à quel point la chute sera dangereuse. Coude, poignets, genou, machoire/dents pour les « moins graves ». Mais les impacts sur le crâne sont eux difficilement traitables par d’excellents urgentistes. Il faut les aider sur ce coup là. 

>> Avant d’acheter le skate, allez dans un magasin de moto et renseignez-vous. Les motards sont une réelle source d’inspiration. 

Pas de
premiers prix

C’est un mauvais calcul dès que l’on envisage au moins 6 mois d’usage, sans mentionner la sécurité. 

Car les batteries sont aussi bas de gamme que ces produits sont premiers prix, et une batterie cela explose, cela vieillit mal. Car la structure n’est pas stable avec des ecrous qui se devissent. Car vous aurez besoin d’un service client et n’y en a pas. Car … la liste est sans fin. 

>> Attendes quelques mois, faites des économies et achetez vous un bon modele. Il n’ y a pas de modèle avec un minimum de sécurité à moins d’un certain prix. 

Pas de roues en gomme
pour débuter

… pour débuter. Ce conseil est en relation directe avec le précédent. Les roues en gommes sont à réserver à des riders casse-cou et/ou expérimentés. 

Pour un usage en ville, et plus particulièrement une ville comme Paris avec ses nids de poule qui peuvent mener à des chutes graves par projection sur la chaussée ou sous les roues d’une voiture qui vous suit, et ses nombreuses roues pavées, je recommande une planche « semi-terrain » (voir ci-dessous) avec des roues pneumatiques qui vont absorber les chocs. 

Les planches avec roues en gommes, des entrées de gamme (à fuir) jusqu’aux modèles luxe, devraient être réservés à des riders expérimentés qui peuvent rattraper de nombreuses situations tendues. 

>> portez votre regard sur des modeles dit « AT » 

décider.

Les critères de choix.

Avant de penser l’achat du skate lui même, pensez 

1. sécurité, c’est à dire principalement freinage et stabilité face à un sol de ville comme Paris (nid de poule, pavés, trottoirs…) 

2. pérennité / durée de vie

3. confort (les critères 2 ou 3 peuvent s’intervertir en fonction des critères personnels). 

Je recommande de NE PAS acheter les entrées de gammes, voire certains modèles milieu de gamme, qui ne répondent :

– aucunement au critère de sécurité, avec des produits qui peuvent vite devenir dangereux (quelques mois suffisent)

– et n’ont aucun service après vente, réel en France et encore moins virtuel (ils sont souvent de bonne intention mais incapable d’aider) ; c’est normal, le SAV est inclus dans le prix du produit, comme pour tous les produits de haute technologie. 

L'article de référence.

REVUE DE PRESSE : l’ANUMME a publié un article très complet à lire avant d’aller plus loin dans vos choix.  Cliquez sur l’image pour le découvrir. 

marques.

Les différentes marques et gammes. 

Premiers prix

La recherche du premier prix est pour moi, vous l’avez compris, un très mauvais calcul pour soi (sécurité, rentabilité de l’investissement…) et pour la planète (écologie, énergie…).

Marques : Wowgo…

Milieu de gamme

Innovation, expérience, prix encore abordables… 

Montent sur cette marche du podium des marques qui font preuve d’innovation et se sérieux, et ne sont pas simplement des cloneurs. 

Marques : Evolve, Exway…

Grand luxe

Ces modèles haut de gamme se paient au prix fort. 

A ce niveau de prix (à partir de 2 500 euros), cela vaut le coup de mon point de vue d’acheter français (le seul que je connaisse est Overion, présent en IdF) et plus généralement d’avoir suffisamment de connaissance pour choisir avec précisions ses options, voire d’être capable de construire son propre modèle (la communauté esk8.fr est LA référence pour se renseigner et bénéficier de conseils expérimentés – ce qui n’est pas encore mon cas).

Marques : Overion (France), Lacroix (Canada), Bioboards (Europe du Nord), Baja…

Inclassable, le « One Wheel » mérite d’être considéré. Personnellement, je n’ai pas encore, testé mais cela ne devrait tarder (que les possesseurs de ce bel engin me contactent pour discuter de leur expérience : eskatepointblog@gmail.com)

Par ordre alphabétique et sans prétention d’exhaustivité : Backfire, Bajaboard, Boosted (précurseur, malheureusement fermée), Elwing, Evo Spirit, Evolve, Exway, Lacroix, Meepo, Metroboard, Overion https://www.overion.fr/, Ownboard, Scrub, Vestar, Wowgo…

Le comparateur de l’Anumme offre de bons points de repères.

Je divise personnellement les modeles disponibles en 3 catégories non officielles:

– planches avec roues de skate.

– planches que j’appelle semi-terrain (appelées AT pour All Terrains par la plupart des marques, ce qui est faux)

– les modeles réellement tout terrain avec des chassis solides, des batteries au dessus de la planche (pour éviter un impact en dessous dans des passages tendus), des straps comme en snowboard.

Les planches réellement tous terrains, d’un cout élevées (à partir de 2 500 euros) voire d’un fabrication artisanale (la communauté esk8.fr regorge de passionnés ouverts à l’échange), sont de part la puissance de leur motorisation, la faible mobilité en cas de chute lorsque les pieds sont strapés et l’environnement dédié à l’aventure, à reserver à des riders expérimentés.

Un autre point de départ 

Certains paramètres sont rarement pris en considération, et ils sont pourtant prioritaires pour une pratique responsable :  

– l’écologie (surtout dans la production du matériel ; une référentiel : imaginez qu’un la construction d’une voiture électrique demande 3 à 4 fois plus de ressources qu’une voiture thermique),

– la pérennité (les entrées, voire certains milieux de gamme, à éviter à tout prix… c’est le cas de le dire, la batterie rendant l’âme en quelques mois)

– l’emploi (tout est fait à l’étranger et notamment en Chine ; nous comptons une marque française top, Hoverion) 

– la sécurité, surtout pour les premiers prix (la stabilité qui est parfois hasardeuse, le service client inexistant à quelques exceptions près) et plus généralement (le freinage qui uniquement « moteur » donc dangereux) ; il faut prévoir un coût global incluant à minima l’achat d’un TRES bon casque avec mentionnière en plus de l’eskate).  

Une prise de conscience.

Je croyais que certains matériels étaient excellents, ou au minimum sûrs. J’en suis revenu…

La plupart des skates électriques sur le marché ne sont pas seulement des premiers prix, mais bien « bas de gamme » (et je pèse mes mots) voire carrément dangereux. Une fois achetés, oubliez le service après vente la plupart du temps. Vous pensez qu’y mettre le prix ou vous reposer sur une marque reconnue fera la différence. Pas toujours.

Côté équipement de sécurité (casques notamment mais aussi dorsales), quelques rares modèles sont bons mais en grattant un peu, ils datent, peuvent être plus dangereux que bénéfiques, voire ont mené à de graves accident.

En conclusion, s’équiper ne nécessite pas de faire les bons choix, car il n’y en a pas vraiment, mais un compris intelligent et lucide. Pourquoi un jugement aussi sévère, sachant que je suis vraiment convaincu que c’est un moyen de déplacement génial. La lucidité, basée sur l’expérience et celles d’autres riders plus expérimentés. Et aussi la prise de conscience que ce sont des équipements sur lesquels on a peu de recul car récents. Un exemple ? Aucun modele de eskate n’a de système de freinage digne de ce nom. Concrètement, cela veut dire que si votre batterie vous lâche, ou que la télécommande ne répond plus, en pleine côté descente d’une belle pente (Belleville, Menilmontant, Père Lachaise, faites votre choix), la seule option est de freiner au pied (pas facile à 25 km/h) voire sauter car le seul frein est moteur. Et sauter à 25, 30 ou 40 km en descente est très dangereux avec les voitures autour et l’environnement, à commencer par les trottoirs et autres mobiliers urbains.

>> commençons par ce qu’il NE faut PAS faire (rappelez vous, je suis indépendant donc ne place pas de produit via coupon, publicité ou commissions indirectes ; je suis un simple blogueur). 

apprendre.

Il y a une progressivité dans l’apprentissage et la pratique du eskate, comme en snowboard. J’ai commencé sur les pistes avant de m’aventurer dans la poudreuse !